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On dit que la formation du caractère est l’œuvre la plus importante qui ait jamais été confiée aux êtres humains. Durant l’heure qui va suivre, nous explorerons à la fois le privilège et la responsabilité que nous avons de cultiver un caractère semblable à celui de Christ. Joignez-vous à nous pour ce moment de réveil personnel puissant alors que le Pasteur Stephen Wallace nous emmène « De Gloire en Gloire. »

Un chant magnifique, simple, mais profond. C’est vraiment l’essence de notre coopération, n’est-ce pas ? « Tourne les yeux vers Jésus. » « Ayant les regards sur Jésus, » {Hébreux 12 : 2}, c’est là tout ce qu’il nous faut faire. Vous vous souvenez du verbe traduit par « ayant les regards » ? En grec ? « Apo », qui signifie ‘de’ et « horao » qui signifie « fixer ». Quand les deux sont assemblés, on obtient « aphorao » qui signifie se détourner de tout le reste pour fixer son esprit, les yeux de son esprit, sur Jésus. Souvenez-vous qu’en grec, ce verbe est au présent actif, ce qui veut dire que nous devons quoi ? Le faire continuellement ; continuellement.

Ce n’est qu’en apprenant à faire cela, mes chers amis, que nous pouvons faire l’expérience d’une victoire constante sur la tentation et que notre caractère peut croître de façon ininterrompue à l’image de celui de Christ. C’est n’est pas une option. C’est absolument essential. Nous sommes incapables de nous transformer nous-même de gloire en gloire. Et le Saint-Esprit ne peut nous transformer si nous ne coopérons pas en contemplant la gloire du Seigneur. Contempler le Christ, voilà ce que nous devons faire.

Alors que nous avons conclu notre dernière étude de façon un peu précipitée, nous avons souligné que l’essence la plus pratique de la contemplation de Christ repose sur l’étude de sa vie telle que donnée dans sa parole. {6BC 1098.1} D’accord ? Par conséquent, mes chers amis, nous devons quoi ? Prendre le temps. Remarquez, s’il vous plaît, que je n’ai pas dit : « trouver du temps » ; j’ai dit quoi ? Prendre le temps. C’est une question de priorité, n’est-ce pas ? Allons, admettez-le. C’est une question de priorité, et j’insiste : pour le chrétien, il n’y a pas de priorité plus pressante que de contempler Christ, et cela signifie étudier sa vie telle que retracée dans sa parole. Par conséquent, nous devons prendre le temps pour une étude personnelle et significative de la Bible. Et tout le monde dit : {Amen}

Je prie que vous soyez pleinement convaincus de cela, mes chers amis, et que vous prendrez à présent les décisions appropriées en ce qui concerne votre planning quotidien. Vous devez le faire si vous voulez être transformés, devenir des témoins efficaces pour le Roi et des citoyens prêts pour son royaume. Oui, oui.

Eh bien, nous devons à présent continuer et considérer un autre principe très important de la formation du caractère chrétien. Il y a une autre déclaration que je n’ai pas eu le temps de partager et je dois la partager avec vous. Mais avant que nous nous penchions sur la parole inspirée, assurons-nous que le même Esprit qui l’a inspirée nous aide à la comprendre. Amen ? {Amen} C’est l’Esprit de vérité, le Saint-Esprit. Et il nous appartient, si nous le demandons. « Demandez, et l’on vous donnera » {Ma 7 : 7} Vous ne pouvez rien faire pour le gagner ou le mériter. Louez soit Dieu, tous ses dons les meilleurs et les plus précieux ont été gagnés pour nous par la vie et la mort de Jésus, et ils sont à présent à notre portée comme des dons gratuits ; mais ils ne peuvent être reçus que si nous les demandons, car Dieu ne force jamais personne à rien. C’est pour cela que le système céleste repose sur un simple principe : « Demandez, et l’on vous donnera. » S’il vous plaît, prenez le temps de vous mettre à genoux et de demander avec moi le déversement de l’Esprit de Dieu. Et alors que je prie pour vous, priez aussi pour moi.

Père qui est aux cieux, combien est précieuse cette opportunité de nous rassembler cet après-midi dans le calme de ton sanctuaire dans le but d’étudier ta parole. Mais Père, nous n’osons pas débuter notre quête d’une connaissance de la vérité qui change nos vies, de la vérité telle qu’elle est en Jésus, sans d’abord demander l’Esprit de vérité, l’esprit de Jésus. S’il te plaît, déverse cet Esprit sur nous. S’il te plaît, déverse-le tout spécialement sur moi, parce que j’en ai davantage besoin. Je ne suis qu’un vase de terre ; je ne suis qu’un mortel endommagé par le péché, et il va falloir que tu accomplisses un miracle pour que je sois capable de proclamer la vérité avec précision et beauté. S’il te plaît, accomplis ce miracle par l’Esprit de Vérité. Prends pleine possession de moi, corps, âme et esprit. Guide mes pensées, mes paroles et permets que je dise ce que tu veux que je dise, rien de plus, rien de moins, s’il te plaît. Touche mes lèvres d’un charbon ardent. Et que ce que tu parviens à dire à travers moi trouve des cœurs et des esprits réceptifs, et des volontés soumises afin que des vies soient transformées. C’est ma prière, au nom de Jésus. Amen.

 

Nous avons conclu notre étude ce matin, comme vous vous souvenez, avec l’avertissement suivant : alors que vous contemplez Christ, au lieu d’être impressionnés par la croissance de votre caractère, vous serez de plus en plus conscients des défauts et des faiblesses de votre caractère. {VJ 99.1} Sommes-nous d’accord sur ce point ? Voyez-vous, à travers les écritures, ceux qui se sont tenus le plus près de Christ et ont contemplé sa gloire de la façon la plus parfaite sont ceux qui ont confessés leurs manquements, leurs fautes, leurs faiblesses et leurs défauts avec une intensité surprenante. Prenons Moïse, par exemple ; sur le mont Sinaï, alors qu’il contemplait la gloire de Dieu, comment fut transformé son visage ? Il rayonnait tellement, que les enfants d’Israël ne pouvaient pas supporter son reflet. Question : Moïse était-il conscient de cela ? Très intéressant ; il n’en était pas conscient, et les Ecritures le soulignent. Exode 34 : 29 : « Moïse descendit de la montagne, ayant les deux tables du témoignage dans sa main, en descendant de la montagne ; et il ne savait pas que la peau de son visage rayonnait, parce qu’il avait parlé avec l’Eternel. » Il ne le savait pas. Pourquoi les Ecritures le précisent-elles ? Parce que cela nous enseigne une leçon spirituelle, mes chers amis. Alors que nous contemplons la gloire de Dieu, nous serons transformés. Nous ne le refléterons, mais nous ne le saurons pas.

Vous vous souvenez de la façon dont l’inspiration le formule ? Dans la déclaration précédente, juste ici, Bible Commentary, volume 6, page 107 : « D’une façon qui nous est imperceptible. » Que veut dire « d’une façon qui nous est imperceptible » ? Que nous ne nous en rendons pas compte. « D’une façon qui nous est imperceptible, nous sommes transformés jour après jour ; nos manières et notre volonté sont modelées d’après les manières et la volonté de Christ, et nous sommes transformés selon la beauté de son caractère. Ainsi, nous croissons en Christ, et nous reflétons inconsciemment son image. » Tous les autres s’en rendent compte, mais pas nous.

De quoi sommes-nous conscients ? Eh bien, quand Esaïe a eu un aperçu de la gloire, qu’a-t-il dit ? Au chapitre 6 : 5 : « Alors je dis : Malheur à moi ! Je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Eternel des armées. » Voyez-vous, quand il a aperçu la gloire de Dieu, il s’est regardé avec beaucoup d’humilité, n’est-ce pas ? Qu’en est-il de Daniel ? Daniel 10 : 8, version King James : « Ainsi, je fus laissé seul ; et je vis cette grande vision, et toutes mes forces m’abandonnèrent ; car mon intégrité m’apparue comme corrompue. » « Mon intégrité, » ce que j’ai de meilleur, de plus admirable devient, en apercevant la perfection infinie du caractère de Christ, comme corrompu. Mes amis, soyez avertis s’il vous plait. Vous serez tentés de croire que votre état empire, qu’il ne s’améliore pas. Mais s’il vous plait, soyez en sûrs, votre état n’empire pas. Vous avez toujours été aussi mauvais. D’accord ? Vous avez toujours été aussi mauvais. Vous ne découvrez que maintenant ce qui a toujours été ; avant, vous étiez auto-suffisants et aveugles. N’est-ce pas là la position, la condition de Laodicée ? Nous pensons que nous sommes quoi ? Dîtes-moi : riches, enrichis, et que nous n’avons besoin de rien, et que nous ne savons pas que nous sommes malheureux, misérables, pauvres, aveugles et nus. {Ap 3 : 17} Que Dieu nous aide à nous sortir de notre auto-suffisance et de notre aveuglement. Amen ? {Amen}

Alors, ce ne sera pas une expérience agréable, que de faire face à la réalité. Mais, mesa mis, c’est une expérience nécessaire. Amen ? Et quand nous le découvrons, s’il vous plaît, ne soyons pas découragés. Louons Dieu pour cette découverte. Car il faut bien découvrir ce qui ne va pas pour vous en débarrasser avec l’aide de Dieu. N’est-ce pas ? Confessez-le Lui, et réclamez-vous de ses promesses : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et » quoi ? « …pour nous purifier de toute iniquité. » {1 Jn 1 : 9}

 

Mais ensuite, coopérez avec Lui dans le processus de purification en contemplant, non pas le problème, mais la solution. Je viens de dire quelque chose de très important. Vous savez ce que nous faisons souvent quand nous découvrons un problème dans notre vie ? Nous sommes oh si consciencieux et nous décidons que nous allons le régler. Allons, admettez-le avec moi. Alors nous nous mettons au travail ; nous luttons avec ce problème, nous luttons avec ce problème, et nous finissons avec un problème encore pire qu’au début. Pourquoi ? En contemplant, nous sommes transformés. Si vous êtes concentré sur votre problème, que contemplez-vous ? Le problème, et avec quoi finirez-vous ? Avec un problème encore pire. Allons, vous avez déjà fait cela, n’est-ce pas ? Parfois, nous le faisons de façon oh si consciencieuse ; avec ignorance, mais de façon consciencieuse. Alors que devons-nous faire ? Détournons nos yeux du problème et fixons-les sur la solution. Contemplons l’agneau (Jn 1 : 29} et en contemplant, nous serons transformés par la puissance du Saint-Esprit. Le Saint-Esprit règlera ce problème en le remplaçant par la vertu qui lui est opposée en Jésus. Amen ? Avez-vous compris cela ? Par conséquent, la meilleure façon de coopérer, c’est de ne pas se concentrer sur le problème, mais de demander à Dieu de vous pardonner pour ce problème et ensuite, de vous concentrer sur la vertu de Jésus qui y est opposée. Par la puissance du Saint-Esprit, Il règlera ce problème en développant en vous la vertu qui lui est opposée en Christ. Est-ce que cela est clair pour vous ? C’est un concept très important. Je voulais le partager ce matin, mais nous avons manqué de temps.

 

Voici une promesse précieuse que je dois partager avec vous. Jésus-Christ, page … en bas de notre dossier. Jésus-Christ, page 291 : « ‘Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice.’ {Matthieu 5 : 6} Le sentiment d’indignité conduira le cœur à avoir faim et soif de la justice, et ce désir ne sera pas déçu. Ceux qui font de la place dans leur cœur pour Jésus, » ceux qui font quoi ? « … ceux qui font de la place dans leur cœur pour Jésus se rendront compte de son amour. Tous ceux qui désirent ardemment porter en eux la ressemblance du caractère de Dieu seront satisfaits. » Amen ? {Amen} « Le Saint-Esprit ne laisse jamais sans aide l’âme qui » quoi ? « …regarde à Jésus. Il prend des choses qui sont à Christ et les lui montre. Si… Si les yeux demeurent fixés sur Christ, l’œuvre du Saint-Esprit ne cessera pas jusqu’à ce que l’âme soit conforme à son image. » C’est une promesse précieuse, pas vrai ? « L’œuvre de l’Esprit ne cessera pas jusqu’à ce que l’âme soit conforme à Son image. » Mais à quelle condition ? Toutes les promesses de Dieu sont conditionnelles. Si – si quoi ? « Si les yeux demeurent fixés sur Christ. » Mes chers amis, combien donc est-il absolument essentiel que nous apprenions à « aphorao », à détourner les yeux de notre esprit de tout le reste pour les garder fixés, rivés sur Jésus. {Héb 12 : 2}

Ok, à présent, voici un autre principe sur lequel nous devons nous concentrer dans la formation du caractère. J’aime à l’appeler la loi de l’influence réciproque. La loi de quoi ? De l’influence réciproque. Mais que peut bien être la loi de l’influence réciproque ? Eh bien, par la grâce de Dieu, c’est ce que nous devons parvenir à comprendre. Comprenez, s’il vous plaît, que notre caractère n’est pas seulement formé par ce qui entre dans notre esprit, par ce que nous contemplons ; il est aussi formé par ce qui sort de notre esprit, la façon dont nous nous comportons. Avez-vous compris tout cela ? Je voudrais le répéter : notre caractère n’est pas seulement formé par ce qui entre dans notre esprit, c’est-à-dire ce que nous contemplons ; notre caractère est aussi formé par ce qui sort de notre esprit. Qu’est-ce qui sort de notre esprit ? C’est notre comportement, les choses que nous disons et faisons. Et si notre caractère est formé par ce qui sort de notre esprit, c’est à cause de la loi de l’influence réciproque. Que peut bien être cette loi de l’influence réciproque ?

Eh bien, que signifie le mot ‘réciproque’ ? Qui va dans les deux sens, dans les deux sens. Vous savez, un moteur ‘réciproque’ (moteur à piston en français) est un moteur avec un piston qui fait quoi ? Des va-et-vient ; au contraire, le ‘moteur rotatif tourne encore et encore. Réciproque : qui va dans les deux sens. S’il vous plaît, sachez qu’il y a une influence réciproque, en d’autres termes, une influence qui va dans les deux sens entre nos pensées et nos sentiments d’une part, et nos paroles et nos actions de l’autre. Est-ce que vous suivez ? S’il vous plaît, dîtes-moi si vous comprenez ; j’ai besoin d’un retour. Il y a une influence qui va dans les deux sens, une influence réciproque entre quoi ? Nos pensées et nos sentiments, c’est-à-dire ? L’association des pensées et des sentiments forme le caractère. {5T 310.1} Il y a une influence qui va dans les deux sens entre nos pensées et nos sentiments d’une part et nos paroles et nos actions, notre comportement de l’autre. C’est pour cela que ce qui sort de notre esprit, notre comportement, a un effet direct et dramatique sur la formation de notre caractère ; c’est à cause de cette loi de l’influence réciproque. Nous comprenons tous que notre comportement est influencé par nos pensées et nos sentiments. Mais ce que beaucoup ne parviennent pas à comprendre, c’est que nos pensées et nos sentiments sont à leur tour influencées par nos paroles et nos actions, notre comportement. Il y a une quoi ? Une influence réciproque.

Eh bien, c’est précisément ce principe qui constitue la base de la promesse que nous nous apprêtons à lire. Et au fait, toutes les promesses de Dieu sont quoi ? …conditionnelles ; {2SAT 195.5} et quelle est cette condition ? C’est l’obéissance aux principes de Dieu, à la loi de Dieu ; et la raison pour laquelle il en est ainsi, mes chers amis, c’est que les bénédictions ne nous appartiennent que dans l’obéissance. {RH, Jan 28, 1875, par 16} Avez-vous entendu ce que je viens de dire ? C’est un concept crucial. Je voudrais le répéter : les bénédictions ne nous appartiennent que dans quoi ? Dans l’obéissance. Voyez-vous, tant parmi nous pensent que Dieu nous bénit A CAUSE de notre obéissance. Est-ce vrai ? Non, Dieu nous bénit DANS l’obéissance. La bénédiction est inhérente à l’obéissance. Avez-vous compris cela ? C’est un concept clé. Je veux encore le répéter : la bénédiction est quoi ?  Inhérente à l’obéissance. Dieu ne vous bénit pas PARCE QUE vous obéissez, il vous bénit en vous donnant la capacité d’obéir et de récolter les bénédictions inhérentes à cette obéissance. Y a-t-il une différence ? Bien sûr que oui, il y a une grande différence.

Sachez aussi que la souffrance est inhérente à la désobéissance. Dieu ne vous punit pas PARCE QUE vous avez désobéi, mais vous vous punissez vous-même DANS votre désobéissance. Allons, j’ai besoin d’une réponse, est-ce que vous comprenez cela ? Vous vous contentez de me regarder sans réagir. Nous nous punissons nous-mêmes en désobéissant, en choisissant de vivre en dehors du canal de bénédictions. Le canal de bénédiction, c’est une vie d’obéissance, parce que la bénédiction est inhérente à l’obéissance. C’est précisément pour cette raison que toutes les promesses de Dieu sont conditionnelles, et la condition, c’est toujours l’obéissance, parce que les promesses sont l’assurance de la bénédiction. Mais pouvez-vous obtenir les bénédictions si vous n’obéissez pas ? Non, parce que les bénédictions sont inhérentes à l’obéissance. Alors j’ai répété la même chose plusieurs fois, mais j’espère que cela est vraiment clair.

La promesse que nous nous apprêtons à lire se trouve dans Proverbes 16 : 3 et c’est de ce verset qu’est tiré le titre de notre étude ; elle est basée sur la loi de l’influence réciproque. Ecoutez attentivement : « Recommande à l’Eternel tes œuvres. » De quoi parlons-nous ? « Recommande à l’Eternel tes œuvres. » C’est le comportement. Ce sont les paroles et les actions. C’est ce qui sort de notre esprit, d’accord ? « Recommande à l’Eternel tes œuvres, et » que se passera-t-il ? Que se passera-t-il ? « …tes pensées seront » quoi ? « …établies. » (Version King James) Que signifie « établies » ? Fortifiées, encouragées, confirmées, établies. D’accord ? Elles seront rendues permanentes, c’est ce que cela veut dire. Alors, si nous voulons que de bonnes pensées, des pensées semblables à celles de Christ soient établies, que devons-nous faire ? Nous devons recommander nos œuvres à l’autorité de Jésus-Christ. Parce que notre comportement, s’il n’est pas semblable à celui de Christ, ne pourra pas établir des pensées et des sentiments semblables à ceux de Christ. Est-ce que cela est clair pour vous ? Et c’est à cause de cette loi appelée la loi de quoi ? De l’influence réciproque.

Signes des Temps, 14 novembre 1892 : « Les actions quotidiennes de la vie témoignent de la mesure et de la forme de notre attitude et de notre caractère… » Voyez-vous, elles révèlent beaucoup sur ce qui se passe là-haut, dans notre tête. Mais ce n’est pas tout ce qu’elles font ; que font-elles d’autre ? Continuons à lire : « Les habitudes langagières, le caractère de nos actions forment un moule tout autour de nous. » En d’autres termes, non seulement nos pensées et nos sentiments influencent nos paroles et nos actions, mais nos paroles et nos actions influencent en retour nos pensées et nos sentiments ; elles forment un moule tout autour de nous. Est-ce que vous comprenez cela ? Voilà une autre citation : Testimonies, volume 4, page 657 : « Chaque acte de la vie de tous les jours… » De quoi est-il question, mes chers amis ? De toutes nos paroles et actions. « Chaque acte de la vie de tous les jours, même sans grande importance, a une influence sur la formation du caractère. Un bon caractère est plus précieux que les possessions terrestres, et travailler à sa formation est l’œuvre la plus noble qu’un homme peut entreprendre. » Non seulement la plus noble, mais aussi la plus importante. {Ed 255.3}

Alors, à présent, pour que, je l’espère, nous comprenions cette loi de l’influence réciproque, je veux l’appliquer aux actions du membre le plus actif du corps humain ; et quel est le membre le plus actif du corps humain ? La langue. Vous le savez. Quel est le membre le plus actif du corps humain ? La langue. Mes chers amis, cette loi de l’influence réciproque s’applique tout particulièrement, tout spécialement aux œuvres de la langue, c’est-à-dire à nos paroles. Je vous invite à appliquer ce principe aux œuvres de la langue avec moi. Les œuvres de la langue doivent être recommandées à l’Eternel si nous voulons que de bonnes pensées soient établies. Avez-vous entendu ce que j’ai dit ? Les œuvres de la langue doivent être recommandées à l’Eternel si quoi ? Si nous voulons que de bonnes pensées soient établies. C’est précisément pour cela que David prie… Comment prie-t-il ? « Reçois favorablement les paroles de ma bouche et » quoi d’autre ? « …les sentiments de mon cœur, O Eternel, mon rocher et mon libérateur. » {Ps 19 : 15} Pourquoi prie-t-il pour que les deux soient reçus favorablement ? A cause de la loi de l’influence réciproque. L’un ne peut être accepté si l’autre ne l’est pas, parce qu’ils exercent une influence réciproque importante l’un sur l’autre. Amen ? Les œuvres de la bouche, les paroles doivent être placées sous l’autorité de Jésus-Christ si nous voulons que les pensées soient semblables à celles de Christ, mes amis.

A présent, permettez-moi d’essayer d’expliquer et d’illustrer cela. Il y a une avenue, d’accord ; appelons-la l’avenue de l’influence ; elle va du cerveau et à la langue, elle part des pensées et mène aux mots, selon que vous parliez des organes ou de leur fonction. D’accord ? Une avenue que s’appelle comment ? L’avenue de l’influence. Nous voyons tous le flot d’influence qui circule, allant du cerveau à langue, des pensées aux mots. Comme le formule l’Ecriture dans Luc 6 : 45 : « C’est de l’abondance du cœur que la bouche » fait quoi ? « …parle. » « L’homme bon tire de bonnes choses du bon trésor de son cœur, et le méchant tire de mauvaises choses de son mauvais trésor ; car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle. »  C’est le flot d’influence qui circule du cerveau à la langue, des pensées aux paroles. Mais, mes chers amis, comprenez s’il vous plait quelque chose de très important. Cette avenue de l’influence qui va du cerveau à la langue, des pensées aux paroles, c’est une route à double sens. C’est une quoi ? Une route à double sens et le flot d’influence qui circule dans l’autre sens est tout aussi important. Tout comme nos pensées influencent directement et dramatiquement nos paroles, ainsi nos paroles influencent à leur tour nos pensées. C’est une influence réciproque, une influence à double sens. Je dois faire en sorte que cela soit clair, net et précis. C’est la clé de toute cette étude.

Ecoutez ; Jésus-Christ, page 313, je cite : « Les paroles sont une indication de ce qu’il y a dans le cœur. ‘C’est de l’abondance du cœur que la bouche parle.’ Mais les paroles sont plus qu’une indication du caractère ; elles ont le pouvoir d’agir sur le caractère. Les hommes sont influencés par leurs propres paroles. » Est-ce que vous suivez ? Et chères sœurs, cela vous inclut également ; le terme ‘hommes’ est utilisé de façon générique ; oui. Nous sommes tous influencés par nos propres paroles. Dîtes-moi, combien d’entre nous sont influencés ? Tous, nous le sommes tous.

Quelle est la mesure de cette influence ? Ecoutez ; Signes des Temps, Mars 1, 1905 : « Tous, » combien ? « Tous sont dans une large mesure, » dans quelle mesure ? « …dans une large mesure sous l’influence de leurs propres paroles. Ils agissent selon les sentiments exprimés à travers leurs paroles. Par conséquent, le gouvernement de la langue est étroitement lié à la religion personnelle. Plusieurs sont, par leurs propres paroles, menés à croire que la mauvaise voie est la bonne. Les pensées sont exprimées en paroles, et les paroles agissent à leur tour sur les pensées. » Que voyez-vous ici ? Une influence réciproque. « Les pensées sont exprimées en paroles, et les paroles agissent à leur tour sur les pensées et produisent d’autres paroles. Cette influence, non seulement nous les ressentons, mais les autres la ressentent aussi. »

Mes amis, quelle est l’ampleur de cette influence ? Elle est si grande -écoutez bien- elle est si grande qu’à force de répéter quelque chose, nous pouvons en arriver à un point où nous nous convainquons qu’elle est vraie, même si nous savions au début qu’elle ne l’était pas. C’est possible ; c’est possible à cause de cette loi puissante appelée loi de l’influence réciproque. Nous ne parlons pas de quelque chose qui est anecdotique ou sans importance pour la formation du caractère, mes amis. Bien que ce principe soit en général peu compris par la plupart, il est puissant, et il a un potentiel énorme, soit pour nous aider soit pour nous entraver dans la formation d’un caractère semblable à celui de Christ, selon que nous l’utilisions à bon ou à mauvais escient. Avez-vous entendu ce que j’ai dit ? S’il vous plaît, apprenons à ne pas l’utiliser à mauvais escient, mais plutôt à bon escient pour récolter les bénédictions inhérentes à l’obéissance à ce principe. C’est notre objectif.

Passons à présent à ce qui est probablement une déclaration parmi les plus claires et les mieux formulées de ce principe ; elle se trouve dans Ministère de la guérison, page 216. Je veux la partager avec vous. Ministère de la guérison, page 216, je cite : « C’est une loi de la nature, » Oh, il faut que je m’arrête un instant. C’est une quoi ? Une loi de la nature. Quelle loi de la nature avons-nous ici ?

Nous l’avons déjà fait, mais nous devons le faire à nouveau. {Le pasteur lâche le stylo} Est-ce que la loi de la gravité dépend de l’opinion des gens ? Non. Dépend-elle des croyances personnelles ? Non. Des préférences personnelles ? Non. Elle fonctionne toujours que vous le vouliez au non, que vous y croyiez ou non, peu importe qui vous êtes ; c’est une loi. Est-ce que vous suivez ? Il y a une autre loi ; une autre loi qui fonctionne toujours.

« C’est une loi de la nature : nos pensées et nos sentiments sont » quoi ? « …encouragés et affermis. » Que signifie cela ? « Etablis, » c’est le mot utilisé dans notre texte de base. {Pr 16 : 3} « C’est une loi de la nature : nos pensées et nos sentiments sont encouragés et affermis alors que nous les prononçons. » Wow, avez-vous entendu cela ? « Si les paroles sont l’expression des pensées, il est aussi vrai que les pensées suivent les paroles. » De quoi s’agit-il ? De l’influence réciproque. « Si les paroles sont l’expression des pensées, il est également vrai que les pensées suivent les paroles. Si, » Ecoutez, écoutez ! « Si nous exprimions davantage notre foi, si nous nous réjouissions davantage des bénédictions que nous savons avoir reçu—la grande miséricorde et le grand amour de Dieu—nous aurions plus de foi et une plus grande joie. » Amen ? {Amen} Mes chers amis, chaque fois que vous verbalisez votre foi, en vertu de la loi de l’influence réciproque, que se passe-t-il ? Votre foi s’affermit. Chaque fois que vous verbalisez votre joie, en vertu de la loi de l’influence réciproque, que se passe-t-il ? Votre joie est encore plus grande. « Aucune langue, » nous continuons la lecture : « Aucune langue ne peut exprimer, aucun esprit ne peut concevoir la bénédiction que découle de l’appréciation de la bonté et de l’amour de Dieu. Même sur terre, nous pouvons ressentir une joie qui, comme une source vive, ne tarit jamais, parce que qu’elle se nourrit des courants qui coulent du trône de Dieu. » Wow ! Voyez-vous le potentiel qu’il y a à utiliser à bon escient cette loi pour que nous soyons bénis dans notre expérience chrétienne ? Voyez-vous son potentiel ?

Mais, mes chers amis, je dois vous avertir : le potentiel que cette loi nous aide si nous l’utilisons à bon escient est le même que le potentiel qu’elle nous entrave si nous l’utilisons à mauvais escient. A présent, écoutez les deux déclarations qui suivent. Pour un bon équilibre mental et spirituel, volume 2, page 598 : « Plus vous parlerez de foi, plus vous aurez la foi. » S’il vous plait, remarquez à quel point cette déclaration est ferme. « Plus vous aurez » quoi ? « …la foi ; » Est-ce une option ? Non, c’est une chose sûre et certaine. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi est-ce une chose certaine ? Parce que c’est une loi. C’est une loi. Si vous parlez de foi, en vertu de la loi de l’influence réciproque, vous aurez plus de foi. Utilisez cette loi, chers amis. Ce sera une bénédiction énorme si vous l’utilisez à bon escient. Mais attention ! Ecoutez comment elle peut potentiellement vous blesser et vous entraver. « Plus » je continue la lecture : « Plus vous vous appesantissez sur vos motifs de découragement, en confiant aux autres vos difficultés et en vous étendant sur le sujet pour vous attirer leur sympathie, plus vous serez découragé et éprouvé. »  « Plus vous serez » quoi ? Allons dîtes-moi, plus vous serez quoi ? « Découragés et éprouvés. » En vertu de cette loi, si vous parlez de vos découragements et de vos épreuves, vous ferez face à plus de découragements et d’épreuves.

Mes amis, vous savez, je suis convaincu que pour beaucoup d’entre nous, ce sont nos propres paroles qui fragilisent notre expérience chrétienne et la formation de notre caractère plus que toute autre chose. Pour beaucoup d’entre nous, c’est notre langue plus que toute autre chose qui fragilise notre propre expérience chrétienne. Nous gémissons, tempêtons, nous nous plaignons et parlons de nos toutes nos épreuves, de toutes nos tribulations, de tous nos découragements, et, en vertu de cette loi, que faisons-nous ? Nous nous rendons encore plus déprimés et découragés.

Vous savez, il faut que je partage cette histoire. Je serai court. J’ai eu le privilège de remplacer un professeur de la Bible absent pour des raisons médicales. J’ai dû récupérer toute sa charge de travail, six classes au total, pour un trimestre, et je suis venu à l’école le premier jour prêt à aider et à avoir une influence positive sur les étudiants ; et je me souviens qu’elle est venue me rencontrer dans le couloir alors que j’allais dans ma classe. Appelons-là Susie. Elle avait une expression triste, comme si elle avait perdu un être cher, et cela m’a fait de la peine pour elle. Cette pauvre jeune fille était de toute évidence triste, malheureuse, et même misérable. Elle m’a dit : « Etes-vous le nouveau professeur de Bible ? » Et j’ai répondu : « Oui. » Elle a continué : « Je veux vous parler. » Et j’ai répondu : « Bien sûr Susie. Viens dans mon bureau pendant la pause ; et je lui ai donné l’heure. » Sans surprise, elle était là. J’ai ouvert la porte, je l’ai invitée à s’asseoir, et Susie à commencer à vider son sac.

Elle a commencé à parler de toutes les choses qui étaient tristes, misérables et malheureuses dans sa jeune vie. Alors que j’écoutais, je me suis mis à penser : « Pauvre enfant. » Et en l’écoutant davantage, je me suis rendu compte qu’une grande partie de ce qu’elle disait n’était pas réel. Alors, c’était réel pour elle, mais elle disait par exemple : « Tous mes professeurs essayent de me faire échouer. » Je connaissais ses professeurs, et je savais que ce n’était pas le cas, mais elle était convaincue au plus haut point que c’était le cas ; et elle était si découragée, qu’elle s’est mise à pleurer alors qu’elle déchargeait ce qu’elle avait sur le cœur, et cela n’aurait pas dû me surprendre. C’est ainsi que fonctionne la loi de l’influence réciproque. Voulant l’aider, j’ai offert des suggestions ; elle a répondu : « vous savez, j’ai essayé cela, mais ça ne fonctionne pas pour moi. » Toute une heure s’est écoulée, et nous n’avons fait aucun progrès. Donc je lui ai dit : « Tu sais Susie, nous devrons nous revoir. Reviens demain à la même heure. Je serai là. » Franchement, cela a été un peu dur de lui faire cette proposition, parce que l’heure passée avait été un tel échec, mais je pensais que je me devais de le faire.

Le lendemain, elle est venue pile à l’heure. J’espérais évidemment que tout le négatif avait été exprimé, évacué, et que nous pourrions nous concentrer sur des choses positives. Oh que non. Non, je n’en avais pas entendu que la moitié, et elle s’est mise à vider son sac, alors que j’essayais d’offrir ici et là des suggestions un peu moins sombres, des choses qui auraient pu l’aider. « Non, cela ne fonctionnera pas pour moi ; j’ai déjà essayé. Ça ne marchera pas. » Elle a quitté mon bureau en pleurant, une fois de plus, et j’étais réellement déprimé. J’étais déprimé. Nous n’arrivions à rien. Prenant donc mon courage à deux mains, je lui ai dit : « Tu sais Susie, nous devons nous revoir ; reviens demain. » C’était très dur de lui dire cela, mais en rentrant le soir, j’en ai parlé au Seigneur. J’ai dit : « Seigneur, je n’arrive pas à aider cette pauvre enfant. Elle a désespérément besoin d’aide. Que dois-je faire ? » Et il m’a donné un plan.

Le lendemain, pile à l’heure, elle frappe à la porte, l’ouvre, et avant qu’elle ne puisse dire quoique ce soit, j’ai rassemblé toute l’autorité que j’avais en tant que nouveau professeur de la Bible dans cette école, je l’ai regardée droit dans les yeux, et j’ai dit : « Susie, pas un mot, pas un mot à propos de tes problèmes jusqu’à ce que tu me dises une chose qui te rend heureuse et au sujet de laquelle tu es reconnaissante. » Elle était un peu surprise ; elle savait que j’étais sérieux. J’ai dit : « Bienvenue, entre ; assieds-toi, mais pas un mot à propos de tes problèmes jusqu’à ce que tu me dises au moins une chose qui te rend heureuse et au sujet de laquelle tu es reconnaissante. » Elle s’est assise et moi aussi ; je m’attendais à ce qu’elle me dise quelque chose, parce que je savais qu’elle voulait me parler de ses problèmes. Rien ne lui est venu à l’esprit et je l’ai regardé alors qu’elle se creusait la tête pour trouver une chose, une chose qui la rendait heureuse. Elle regardé le sol, le plafond, les murs. Elle se creusait les méninges à la recherche d’une chose pour laquelle elle était reconnaissante, mais rien ne lui est venu à l’esprit. Que Dieu lui vienne en aide. C’est ce que vous pouvez vous infliger, mes amis, si vous utilisez à mauvais escient cette loi. Rien ne lui venait à l’esprit, et elle a passé toute la pause silencieuse dans mon bureau. Finalement, je lui ai dit : « Tu sais Susie, il faut que j’utilise mon temps. Je vais corriger des copies et dès que tu as une idée, dis-là-moi et j’y prêterai attention. » J’ai corrigé les copies durant la pause, et elle est restée silencieuse. Elle est partie, et j’ai dit : « Tu sais Susie, tu dois revenir demain, mais les règles seront les mêmes : pas un mot sur tes problèmes jusqu’à ce que tu me dises une chose pour laquelle tu es reconnaissante. »

Le lendemain, elle n’est pas revenue, et je me sentais mal ; j’ai été tenté de dire : « Viens et nous parlerons… » Mais non, j’ai décidé de rester ferme. Chaque fois que je la voyais, je lui disais : « Susie, reviens quand tu veux, mais tu devras me dire une chose pour laquelle tu es reconnaissante. » Avec un grand sourire. J’en ai parlé à ma femme et quand je suis rentré, nous avons reçu un coup de fil. Elle a décroché et m’a tendu le téléphone en disant : « Je pense que c’est Susie. » J’ai pris le téléphone, et j’ai dit : « Susie, c’est pareil au téléphone. Pas un mot, pas un mot au sujet de tes problèmes jusqu’à ce que tu me dises un chose pour laquelle tu es reconnaissante. » Silence. Je pouvais l’entendre respirer ; je pouvais l’entendre renifler, mais rien de plus.

Finalement, finalement, elle a eu une idée. Vous savez, ça fait tellement longtemps que je ne me souviens plus de ce que c’était, mais c’était quelque chose de très banal. J’ai cependant saisi cette opportunité et je me suis mis à l’encourager à explorer les implications et les ramifications de cette chose, et, vous savez, nous n’avons pas abordé ses problèmes lors de cette conversation. Nous avons juste parlé de la réelle bénédiction dont cette enfant profitait chaque jour. J’ai dit : « Tu sais, Susie, je veux que tu viennes dans mon bureau demain et que tu me dises une autre chose qui te rend heureuse. » Elle a dit : « D’accord, je viendrai. » Elle se sentait déjà mieux.

Elle est revenue, et nous avons passé la journée à parler de ses bénédictions. Ses bénédictions. Vous savez quoi, je suis resté là-bas pour un seul trimestre, mais j’ai vu des choses remarquables avoir lieu dans la vie de Susie. Elle est devenue une personne différente tout simplement en utilisant cette loi à bon escient. Voyez-vous, la plupart de ses problèmes étaient imaginaires. {MH 241.2} Elle les avait tout simplement créés en se concentrant sur le négatif, en parlant du négatif, et, de façon irréaliste, tout est devenu négatif pour elle. Tout était négatif.

Evidemment, elle n’avait pas d’amis, parce que comme un nuage sombre, sa présence était déprimante, et personne ne voulait côtoyer une telle personne. Les situations qu’elle imaginait, elle les créait elle-même parce que sa présence était si déprimante que personne ne voulait rester avec elle. Mais quand elle s’est mise à être positive, elle a commencé à avoir des amis. Je suis parti après ce trimestre, mais j’avais créé un réel lien avec ces étudiants, et ils m’ont invité à revenir pour organiser une semaine de prière l’année suivante. Je ne l’oublierai jamais. Je marchais à l’arrière de la chapelle, et à votre avis, qui était tout devant, dirigeant le service de chant avec sa guitare, le visage ouvert et souriant ? Susie. Je l’ai regardé, et j’ai dit : « Loué soit le Seigneur. » Elle a couru vers moi dès qu’elle m’a aperçue, m’a serré dans ses bras, et m’a dit : « Je suis si contente de vous voir ; et au fait, cette année, je suis si heureuse à l’école. »

Mes amis, s’il vous plaît, utilisez-le à bon escients et pas à mauvais escient. Ce principe à autant le potentiel de vous bénir et de vous aider que de vous maudire et de vous entraver. Choisissez de ne prononcer que ce qui vous aidera dans la formation d’un caractère semblable à celui de Christ. Amen ? {Amen}

Alors, avec ce principe en tête, je voudrais que nous nous concentrions sur certaines règles spécifiques de la Bible en ce qui concerte ce que nous devrions ou ne devrions pas dire. Vous serez étonnés, alors que vous prenez conscience de l’importance de la loi de l’influence réciproque, vous serez étonnés du nombre d’injonctions spécifiques qu’il y a dans la Bible à propos de ce que nous devrions ou ne devrions pas dire. Et en comprenant le principe à la base de ces règles, vous comprendrez mieux pourquoi il est important de dire certaines choses et importants de ne pas dire certaines autres. Est-ce que vous suivez ? C’est pour cela qu’il est si important de comprendre ces principes sous-jacents. Ensuite, les règles et régulations spécifiques, ce que nous pouvons ou ne pouvons pas faire prendra tout son sens. Vous comprenez cela. D’accord. A présent, regardons certaines des injonctions spécifiques de la Bible à propos de ce que devrions ou ne devrions pas dire.

Commençons par le négatif, et ensuite nous passerons au positif. Et au fait, l’étude de demain matin traitera de ce que nous devrions dire, et vous serez tous présents demain matin, n’est-ce pas ? Allons, ce n’était pas unanime. Vous serez tous présents demain matin, n’est-ce pas ? {Amen} Oui, bien. D’accord. Que ne devrions-nous pas prononcer à la lumière de cette loi de l’influence réciproque ? Tout d’abord, nous ne devons rien prononcer de souillé ou d’insensé. Rien de souillé ou d’insensé. Ephésiens 5 : 4 {Version King James} : « ni paroles impures, ni paroles insensées, ni plaisanterie rude, choses contraires à la bienséance ; qu’on entende plutôt » quoi ? « …des actions de grâces. » Des actions de grâces. Mes chers amis, s’il vous plaît, ne laissez rien de souillé, d’impur s’échapper de votre bouche.

Au fait, il y a toute sorte de plaisanteries de mauvais goût dans le monde. Vous savez de quoi je parle. Nous ne devrions avoir absolument aucun rôle dans la diffusion de ce genre de choses. Aucun. Voyez-vous, si vous prononcez des paroles souillées, alors, en vertu de la loi, vous devenez encore plus quoi ? Allons, dîtes-le : souillé. Jusqu’à ce que –qu’à Dieu ne plaise—le Juge dise quoi ? « Que celui est qui souillé se souille encore. » {Ap 22 : 11} Et ce, pour toujours. S’il vous plait, ne permettez pas que cela vous arrive. Mais, mes chers amis, cela arrivera si vous prononcez des paroles souillées, impures, parce qu’en vertu de la loi, vous vous souillez davantage. Ne le faite pas, s’il vous plait. Gardez précautionneusement votre langue, et ne prononcez rien qui soit moralement impur et souillé. Amen ? {Amen}

Mais il y a aussi les paroles insensées que nous ne devrions pas prononcer. Cela est plus dur, et certains d’entre vous vont m’en vouloir pour ce que j’ai à dire à ce sujet, et peut-être que vous m’en voudrez de les dire. Mais, que Dieu vous vienne en aide, c’est un risque que je dois prendre parce que je vous aime assez pour vous dire ce que vous avez besoin d’entendre même si cela ne vous plaît pas. Les paroles insensées : si nous prononçons des paroles insensées, en vertu de cette loi nous devenons encore plus quoi ? Insensés. Proverbes 15 : 2 : « La bouche des insensés répand la folie. » « C’est de l’abondance du cœur que la bouche » fait quoi ? « …parle. » {Lu 6 : 45} Mais en vertu de la loi de l’influence réciproque, quand vous verbalisez ce qui est insensé, vous vous rendez quoi ? Encore plus insensé. Jusqu’à ce que vous soyez si frivole, superficiel et futile, que vous êtes incapable de produire des paroles ou des pensées sobres, ayant de la profondeur et de la substance. C’est possible : vous pouvez vous transformer vous-même en un clown.

Vous savez, ce qui rend facile le fait de dire des paroles insensées, c’est que le monde accorde une si haute importance aux gens qui sont capables de faire rire les autres. Est-ce que vous entendez ce que je vous dis ? Dans le monde, beaucoup pensent que l’une des vertus les plus désirables est quoi ? Le sens de l’humour. Allons, vous le savez. Il est considéré comme l’une des vertus les plus désirables, et quand vous voulez complimenter quelqu’un, vous dîtes : « Oh, il est vraiment drôle ; il nous fait beaucoup rire. » Question : est-ce réellement une vertu désirable pour un chrétien ? Allons, un peu de courage. Est-ce vraiment une vertu désirable pour un chrétien ? Si c’était une vertu désirable pour le chrétien, ne serait-elle pas manifestée dans la vie de Christ ? Allons. Toutes les vertus chrétiennes ne sont-elles pas manifestées en Jésus-Christ. Si. Dîtes-moi, combien de fois voyez-vous Jésus raconter des blagues ? Rigoler, dire des paroles insensées pour faire rire, combien de fois le voyez-vous ? Aucune ; par conséquent, que devons-nous en conclure ? Que ce n’est pas une authentique vertu chrétienne. Peut-être que c’est une contrefaçon de ce que possède un vrai chrétien, c’est-à-dire la vraie joie et le vrai bonheur.

Réfléchissez là-dessus avec moi.  Comprenez, s’il plaît ce que j’essaye de dire. La distinction est fine et je ne veux pas être mal compris. Restons au plus près de ce que dit de l’inspiration. Evangéliser, page 573. Evangéliser, 573 : « Quand quelqu’un croit discerner un mot futile prononcé par notre Seigneur ou une quelconque désinvolture dans son caractère, il peut penser que la désinvolture et la rigolade son excusables dans son propre caractère. Une telle façon de penser n’est pas chrétienne : car être chrétien, c’est être » quoi ? « …semblable à Christ. Jésus est un modèle parfait, et nous devons imiter son exemple. Le chrétien est un homme au sens le plus élevé du terme, car c’est un représentant de Christ. » Christ était-il farceur ? Non. Par conséquent, un chrétien, qui doit représenter Christ, ne sera pas un farceur. Amen ? {Amen} Vous ne pouvez pas contredire ce fait de façon logique

S’il vous plait, comprenez-moi bien. J’insiste là-dessus : je n’encourage pas à un esprit et une disposition morne et morose. Le chrétien doit être la personne la plus heureuse de toute la terre. {LHU 376.5} Mais il y a une différence entre la vraie joie et le vrai bonheur, qui découlent de la sainteté {RC 161.7}, il y a une grande différence entre cela et la contrefaçon de mauvaise qualité qu’est la frivolité ou la désinvolture. Oui, raconter une blague apporte un rire qui dure un instant, et ensuite, c’est quoi ? C’est fini. Mais l’authentique parole dite à propos {Pr 15 : 23}, celle qui encourage et élève, qui rappelle l’amour et la fidélité de Dieu, qui apporte la véritable joie, celle qui dure chez quiconque l’entend. Amen ? {Amen) Jésus était-il toujours prêt à prononcer une parole à propos ? A apporter la joie et le réconfort aux cœurs en peine et souffrants de la race humaine ? L’était-il ? Oui. Mais est-ce qu’il racontait des blagues à tout va pour faire rire la foule ? Non. Il y a une différence, n’est-ce pas ? Que Dieu nous aide à rechercher l’authenticité, et non la contrefaçon. Amen ? {Amen}

Bible Commentary, volume 7, page 938 : « Il est bon d’être de bonne humeur et même joyeux. Il est bon de cultiver un esprit joyeux à travers la sanctification qu’apporte la vérité ; mais il n’est pas bon de s’adonner à des plaisanteries légères, à des choses frivoles et futiles… » Est-ce que vous voyez la distinction entre ce qui est authentique et ce qui est contrefait ? La voyez-vous ? En voici une autre. Child Guidance, page 146 : « Il n’y a rien de morose dans la religion de Jésus. Alors que toute désinvolture, frivolité et les plaisanteries qui, selon l’apôtre, sont contraires à la bienséance {Ep 5 : 4} doivent être évitées avec diligence, il y a en Jésus une douce paix, un doux repos qui seront reflétés dans notre apparence. Les chrétiens ne seront pas moroses, déprimés ou en proie au désespoir. Ils auront un esprit sobre, et pourtant, ils montreront au monde une joie que seule donne la grâce. » Est-ce que cela vous aide ? Voyez-vous la distinction ? S’il vous plaît, comprenez la différence entre la contrefaçon et l’authenticité. Je crains que, même dans cette église, nous n’ayons intégré la contrefaçon au point de la considérer comme une vertu désirable. Ce n’est pas le cas. Ce n’est pas le cas, car nous ne la voyons pas en Jésus.

Review and Herald, 29 octobre 1903 : « Faites attention à vos paroles. Ne gaspillez pas de précieux moments à tenir des conversations futiles. Vivez si près de Christ, que vous serez toujours prêts à prononcer une parole à propos à celui qui est abattu. {Es 50 : 4} Mettez de côté toute fierté, tout égoïsme, toute désinvolture et toute vanité. Les farces et les blagues sont une offense à Dieu et un reniement de votre foi. Elles rendent l’esprit inadaptés aux pensées solides et au travail sérieux, rendant les hommes superficiels et inefficaces. Soyez circonspects tout en étant contents et heureux, répandant les louanges de celui qui vous a appelé les ténèbres à son admirable lumière. » Amen ? {Amen} Oh, frère, sœur, voyez-vous, les chrétiens devraient être des personnes lumineuses comme le soleil. Amen ? {Amen} Nous devrions avoir une attitude, un esprit et une influence positive qui élèvent et encouragent tous ceux avec qui nous entrons en contact. Mais nous ne le pouvons que si nous contemplons et parlons des vertus, de la puissance et de la grâce qui nous appartiennent par le Soleil de justice. En contemplant, vous êtes transformés ; vous reflétez sa lumière, son amour et sa puissance. C’est ainsi que vous devenez lumineux comme le soleil, c’est en contemplant le Soleil de justice. Amen ? Et en parlant de lui.

En bas de la page de notre dossier, Review and Herald, 12 mars 1872. Ecoutez cette citation, elle est remarquable. « Certains ne sentent pas que c’est un devoir religieux que de discipliner l’esprit à demeurer sur des sujets joyeux, afin de refléter la lumière plutôt que les ténèbres et la morosité. Soit les personnes pensant de cette façon se consacreront à la recherche de leur plaisir personnel par des conversations frivoles, des rires et des blagues pour que leur esprit soit constamment exalté pas des amusements ; soit elles seront déprimées et vivront de grandes épreuves, de grands conflits intérieurs, pensant que peu ont vécu ou comprennent ce qu’elles vivent. Ces personnes professent peut-être être chrétiennes, mais elles trompent leur propre âme. Elles ne possèdent pas l’authenticité de l’expérience chrétienne. »

Mes amis, vous voyez, dans ce cas il y a deux routes, d’accord ? Soit vous prenez la route de la contrefaçon de mauvaise qualité, soit vous prenez la route de la dépression et de la morosité. Mais quelle est la solution ? C’est de regarder au Soleil de justice, de le contempler. Et en contemplant, vous serez quoi ? Vous serez transformés. Vous serez la personne la plus heureuse de la terre {LHU 376.5} et vous serez capable de prononcer une parole à propos {Pr 15 :23} qui sera une bénédiction pour les autres. Il est si important de comprendre comment cela fonctionne. S’il vous plaît, ne vous faites pas avoir par la contrefaçon. N’agissez pas en insensés, plaisantant et blaguant, mais soyez toujours prêts à parler de l’amour, de la grâce et des précieuses promesses de Dieu afin que vous puissiez apporter une joie et un bonheur durable aux autres. Je vous invite à vous lever.

Père qui est au ciel, je te remercie de ce que tu nous aides, non seulement à comprendre cette loi de l’influence réciproque, mais que tu nous aides à comprendre pourquoi il est si important que nous gardions précautionneusement ce qui sort de notre bouche. Ô Seigneur, nous avons considéré ce que l’apôtre Paul nous interdit de prononcer : les paroles impures, souillées et insensées. Il y a plusieurs autres choses, alors Père, aide-nous à reconnaître qu’à chaque fois que l’Ecriture nous exhorte à ne pas faire quelque chose, c’est pour notre bien et que nous devons prendre cet avertissement au sérieux ; et avec la force de Christ, nous devons refuser de prononcer des paroles contraires à la bienséance. Cela est particulièrement important quand nous comprenons la loi de l’influence réciproque. Reste donc avec nous alors que nous continuerons notre étude cet après-midi, nous te prions au nom de Jésus. Amen. Que Dieu vous bénisse, les amis.