Select Page

Ici vous pouvez télécharger la leçon en pdf.

On dit que la formation du caractère est l’œuvre la plus importante qui ait jamais été confiée aux êtres humains. Durant l’heure qui va suivre, nous explorerons à la fois le privilège et la responsabilité que nous avons de cultiver un caractère semblable à celui de Christ. Joignez-vous à nous pour ce moment de réveil personnel puissant alors que le Pasteur Stephen Wallace nous emmène « De Gloire en Gloire. »

Bonjour, mes chers amis, et bon Sabbat. Quelle journée ; dehors, tout est couvert de neige. Cela me donne envie de chanter le chant qui dit : « Lave-moi et je serai pur… Plus blanc que neige, oui, plus blanc que neige ; lave-moi et serai plus blanc que neige. » J’aime ce chant. Avec toute cette neige, je me sens chez moi.

Aujourd’hui, nous avons une journée chargée devant nous, il y a beaucoup de sujet que nous devons aborder. J’ai hâte de commencer cela avec vous. Nous continuons à étudier en profondeur de l’œuvre la plus importante jamais confiée aux êtres humains ; il s’agit de la formation du caractère… La formation du caractère. {Ed 255.3}Et aujourd’hui, nous allons étudier le rôle que joue notre coopération dans le processus de la formation du caractère. Jusqu’à présent, nous avons surtout étudié ce que Dieu a fait pour que sa gloire, ou son caractère, soit restauré en nous.

Mais à présent, nous en sommes à une importante transition, et nous nous concentrons sur le rôle que joue notre coopération.

Nous ne pouvons pas nous transformer nous-même, nous devons être transformés par l’Esprit du Seigneur. Seul le Saint-Esprit peut nous changer de gloire en gloire. Mais nous devons apprendre à coopérer. Il est essentiel que chacun d’entre nous coopère. Bien que le verbe « être transformé » soit à la voix passive, s’il vous plaît, ne croyez pas que nous avons un rôle passif dans ce processus. Que nous nous contentons de nous asseoir, de nous relaxer en laissant Dieu tout faire. Non, notre coopération est essentielle, et elle doit être active. L’autre but de ce séminaire est de vraiment nous concentrer sur notre coopération. Et nous effectuons cette transition en ce moment ; nous sommes en quelque sorte au milieu du séminaire.

Et c’est mon lourd devoir de faire en sorte que les études d‘aujourd’hui en particulier soient clairement comprises. Elles s’agencent, et je veux vous encourager dès maintenant à faire en sorte de rester pour toutes les études qui auront lieu aujourd’hui. Cette journée sera très chargée ; il y a quatre études de prévues, quatre. Il y en a deux ce matin et ensuite, après notre déjeuner, il y en aura deux autres cet après-midi. Et je vous encourage fortement à rester parce que qu’elles sont liées. Je dois vous avouer que c’est difficile. C’est difficile pour moi de savoir comment présenter un sujet si profond et si vaste de façon méthodique. Et je fais de mon mieux, vraiment, bien que ce ne soit pas toujours suffisant, pour vous amener à considérer étape par étape cette œuvre d’une importance unique. Mais la difficulté est, bien évidemment, de ne pas perdre de vue le message principal malgré tous les détails. Et alors que nous regardons chaque étape, il est parfois vraiment difficile de garder à l’esprit l’idée principale. Et c’est peut-être particulièrement difficile si vous vous joignez à nous aujourd’hui sans avoir assisté aux études précédentes qui sont essentielles si nous voulons avoir une fondation correcte et solide. Donc si vous n’entendez pas certaines vérités fondamentales, s’il vous plait, soyez cléments et dîtes-vous qu’il se peut que nous les ayons déjà abordées. J’espère que vous les avez à l’esprit, parce que nous n’avons pas le temps et l’opportunité de garder une approche générale et large lors de chaque étude. De temps en temps, nous devons arrêter de regarder l’ensemble du tableau pour nous concentrer sur des points spécifiques, mais s’il vous plaît, priez le Saint-Esprit avec ferveur afin qu’il nous aide à comprendre chaque étape de cette étude dans son contexte général et à voir comment tout s’agence. C’est une charge très lourde que de m’assurer que vous le fassiez, et bien évidemment, vous et moi ne pouvons le faire qu’avec l’aide du Saint-Esprit. Amen ? {Amen} C’est spirituellement que l’on juge des choses de l’Esprit de Dieu, {1 Co 2 : 14} mes chers amis. Et c’est pour cette raison qu’avant de commencer nos études, nous devons nous arrêter un instant et inviter l’Esprit de Dieu à venir dans nos cœurs, amen ? {Amen} Agenouillez-vous donc avec moi pour quelques instants de prière silencieuse, et alors que vous priez pour vous, priez aussi pour moi. Je me tiens devant vous et j’ai besoin de vos prières en ce matin.

Notre Père qui est aux cieux, je te remercie une fois de plus pour ce magnifique jour de Sabbat. Je te remercie pour le repos que nous avons eu cette nuit, et je te remercie pour la vie et l’énergie physique et spirituelle que tu nous donnes. Nous commençons une journée chargée, et nous avons besoin que nos capacités physiques, mentales et spirituelles soient boostées, si nous voulons être bénis à travers l’étude de ta Parole en ce jour. Donc s’il te plaît, déverse ton Esprit sur nous. Vivifie et stimule nos facultés mentales et spirituelles, et qu’il en soit de même pour notre corps. Oui, vivifie même ces corps mortels afin que nous soyons au maximum de nos capacités, que nous soyons énergiques pour bénéficier de l’étude diligente de ta Parole en ce jour. Oh, Père, tu sais à quel point j’ai désespérément besoin de toi. Si je veux être capable de partager la Parole de la vérité de la bonne manière, si je veux être capable de présenter la vérité telle qu’elle se trouve en Jésus de façon correcte, il faut que j’aie l’Esprit de Vérité, il le faut. S’il te plaît, Père, prends possession de moi. Je t’appartiens car tu m’as créé, car tu m’as racheté, et parce que je choisis de t’appartenir. Par conséquent, prends pleine possession de moi, et utilise-moi malgré moi. Guide mes pensées et mes paroles. Permets-moi de ne dire que la vérité, et la vérité seule, de ta part. Et que ce que tu arrives à dire à travers ce pauvre vase de terre puisse trouver des cœurs et des esprits réceptifs, afin que des vies soient transformées. S’il te plaît, aide-nous tous à davantage être comme Jésus après avoir passé cette journée dans l’étude de ta Parole ; c’est là ma prière, au nom et par les mérites de Jésus. Amen.

Hier soir, nous avons eu une étude très importante, et pour ceux d’entre vous qui n’étais pas là, je souhaite que vous ayez été présents. Il s’agissait de la leçon 16 : « Ecrite sur des tables de chair, » {2 Co 3 : 3} et nous avons étudié l’œuvre du Saint-Esprit. Et il faut que je récapitule cela brièvement car aujourd’hui, nous étudions comment coopérer avec cette œuvre dans nos vies. Hier soir, nous en sommes venus à reconnaître que nous devons être des lettres vivantes… Ces lettres sont rédigées, signées, scellées, afin qu’elles arrivent finalement dans la nouvelle Jérusalem, amen ? C’est en quelque sorte un évangile qui se manifeste par l’écriture de ces lettres. Sur quoi est-ce que cette lettre doit être écrite ? Sur la table de chair de notre cœur. Avec quel instrument Dieu offre-t-il d’écrire cette lettre ? Quel outil sert à les graver ? C’est le Saint-Esprit. Et qu’est-ce que le Saint-Esprit offre d’écrire, de graver sur les tables de chair de notre cœur ? C’est la Parole de Dieu, et plus particulièrement, les principes de la Parole de Dieu, qui sont, en essence, la loi d’amour. Il veut écrire la loi de Dieu sur les tables de chair de notre cœur. Et, mes chers amis, ces tables doivent être des tables de chair afin de pouvoir faire quoi ? Recevoir cette inscription. Dans notre état naturel, nous avons des cœurs de pierre sur lesquels il est impossible d’inscrire quoique ce soit. Mais loué soit Dieu qui propose de nous donner quoi ? Des cœurs de chair : des cœurs souples, réceptifs, sur lesquels on peut écrire. Et nous devons recevoir l’inscription du Saint-Esprit en faisant les trois choses que nous avons notées au début de ce séminaire.

Nous devons comprendre la vérité d’un point de vue intellectuel. Nous devons l’accepter de tout notre cœur, et le plus important, quelle est la troisième étape ? Nous devons y soumettre notre volonté. Amen ? {Amen}

Nous coopérons dans l’inscription de cette lettre, sur les tables de chair de notre cœur, par le Saint-Esprit, quand nous choisissons de soumettre notre volonté à l’autorité de la parole de Dieu. Et en choisissant de mettre nos pensées et nos sentiments en harmonie avec l’Esprit de la loi, qui est l’amour. Et nous venons de dire quelque chose de très important. Voyez-vous, coopérer implique beaucoup plus que de conformer nos paroles et nos actions à la lettre de la loi. Si c’est la seule chose que nous faisons, alors nous parviendrons uniquement à devenir des lettres mortes, des sépulcres blanchis, sans vie. Nous avons simplement « l’apparence de la piété, » mais nous renions quoi ? « …ce qui en fait la force. » {2 Ti 3 : 5} Est-ce que vous comprenez cela ? Mais quand, par amour pour Christ, et par la puissance du Saint-Esprit, nous mettons nos pensées et nos sentiments en harmonie avec l’esprit de la loi, alors nous devenons une lettre vivante, et nous sommes transformés par le renouvellement de l’intelligence. La façon dont nous pensons, nos sentiments, tout est reprogrammé. Et c’est notre obéissance à l’esprit de la loi, rendue possible par l’Esprit et motivée par l’amour, qui constitue l’essence de notre indispensable coopération.

Et alors que nous mettons nos pensées et nos sentiments en harmonie avec l’esprit de la loi, l’inscription faite par le Saint-Esprit est de plus en plus profonde, jusqu’à ce que finalement, et loué soit Dieu pour cela, elle soit gravée sur notre cœur de façon irrévocable et indélébile. Voilà ce que signifie être scellé. Cela signifie que nous sommes si ancrés dans la vérité, que nous avons tant l’habitude de gouverner nos pensées et nos sentiments selon l’esprit de la loi, que nous préférerions quoi ? Mourir plutôt que de transgresser sciemment la loi de Dieu, même en pensée. » {PJ 133.3} Est-ce que vous comprenez cela ? Voici ce que signifie, en essence, être scellé.

Bien. Lorsque nous faisons cette expérience, quand Dieu voit, quand Dieu le Père nous regarde d’en haut et voit que cette lettre est réécrite et reflète le caractère de Christ, que fait-il alors ? Il signe cette lettre de son nom. Voilà ce qu’est aussi le sceau de Dieu. C’est l’approbation finale de Dieu le Père sur ce que le Saint-Esprit a fait dans nos vies, et c’est ainsi qu’il confirme que nous sommes des citoyens prêts pour le royaume. Et il la signe de son nom… Il la signe de son nom.

Alors, il y a une troisième dimension au sceau : à qui s’adresse la lettre ? Les anges jouent un rôle dans cela, n’est-ce pas ? Apocalypse en parle. {Ap 7} Nous devons être scellés où ? Sur notre front. Alors, ce n’est pas un signe visible pour les hommes, mais il est visible pour les anges. Et c’est une absolue priorité que ce signe soit vu par l’ange destructeur. Amen ? {Amen} Parce que, voyez-vous, avant que le divin maître des postes, Jésus-Christ lui-même, ne viennent pour rassembler ses lettres et les apporter au Père… Est-ce que vous suivez ? L’ange destructeur viendra pour apporter toutes les autres lettres à leur auteur, qui est ? Satan. Il faut rendre à Satan ce qui est à Satan. Il faut rendre à Dieu ce qui est à Dieu. {Lu 20 : 25} Et la marque ou le sceau déterminent où la lettre sera distribuée. Est-ce que vous suivez ? Si nous avons la marque, l’auteur de la lettre est donc qui ? Satan. Et cela signifie que nous avons fait un choix, que nous avons insisté pour lui être apportés. L’adresse inscrite sur cette lettre est « Satan, étang de feu. » {Ap 20 : 10} Oh, mes chers amis, qu’à Dieu ne plaise qu’aucun d’entre nous ici présent insiste pour recevoir cette adresse. Ne le faites pas, s’il vous plait. Que Dieu permette que l’adresse soit : « Dieu, nouvelle Jérusalem. » « Dieu, nouvelle Jérusalem. » {Ap 21 : 2}

Je suis tombé sur cette déclaration et je voulais la partager avec vous. Elle est pertinente par rapport à ce que nous avons dit. Elle se trouve dans Manuscript Release, volume 15, page 225. Elle n’est pas dans notre dossier, mais je suis tombé dessus en étudiant hier. Je cite : « Le sceau apposé sur le front est : ‘Dieu, nouvelle Jérusalem.’ » Et elle cite ensuite Apocalypse 3 : 12 : « J’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu. »Voyez-vous, c’est ce que l’ange fait avec toutes les lettres qui révèlent le caractère de Jésus-Christ. L’ange y écrit l’adresse du destinataire : « Dieu, nouvelle Jérusalem. » Et l’ange destructeur n’apporte pas ces lettres à Satan. Ces lettres attendant que le maître des postes, Jésus-Christ lui-même, vienne pour les rassembler et les amener à destination. Est-ce que vous comprenez cela ? Et, mes chers amis, je suis ici pour vous dire qu’il est absolument impératif que nous coopérions avec le Saint-Esprit, afin que nous puissions posséder une lettre que Dieu puisse signer et que l’ange puisse sceller, une lettre que Jésus pourra enfin apporter au Père. Le temps est court. Il est impératif que nous apprenions à coopérer pour devenir des lettres vivantes. Amen ? {Amen} C’est sur ce point que nous allons nous concentrer durant notre étude. C’est sur ce point que nous allons nous concentrer.

Ce petit résumé des études d’hier étant fait, prenez avec moi la page 37. Nous sommes à la leçon 17, intitulée : « Garde ton cœur plus que toute autre chose. » Et je me permets de suggérer que c’est probablement l’une des définitions les plus précises et succinctes de notre coopération dans la gravure, dans le processus de réinscription que nous venons de décrire, ce processus que le Saint-Esprit s’offre à faire dans tous les cœurs qui l’y autoriseront et qui coopéreront avec lui. Elle résume notre coopération. Nous devons apprendre à faire quoi ? A garder « notre cœur plus que toute autre chose. » En d’autres termes, nous devons apprendre à gouverner ce qui se passe dans notre esprit. Et de quoi est constitué ce qui se passe dans notre esprit, dans notre cœur ? De nos pensées et de nos sentiments. Et l’association des pensées et des sentiments constituent quoi ? Notre caractère. Il est donc absolument essentiel pour la formation d’un caractère chrétien d’apprendre à gouverner nos pensées et nos sentiments selon l’esprit de la loi que le Saint-Esprit écrit sur les tables de chair de notre cœur. Est-ce que cela vous semble clair ?

Bien, ce que je voudrais faire dans les études qui vont suivre, et plus précisément dans les trois premières études qui vont suivre, c’est souligner et expliquer en quoi consiste notre coopération et son absolue nécessité. Et ensuite, nous étudierons comment nous pouvons remplir ce rôle. Et je le répète, je trouve cela un peu frustrant, car j’aurai envie d’avancer trop vite et de vous expliquer le ‘comment’ de la question. Mais je veux d’abord vous expliquer le ‘quoi,’ ce en quoi consiste notre coopération, et ensuite, nous aborderons le ‘comment.’ Est-ce que vous suivez ? Et une fois de plus, c’est difficile pour moi de traiter de vérités larges et générales de façon méthodique.

L’essence du ‘comment.’ Permettez-moi de vous donner un aperçu du ‘comment.’ En essence, le ‘comment’ du fait de garder notre cœur plus que toute autre chose, c’est de garder notre esprit fixé sur Jésus-Christ. Amen ? {Amen} C’est de garder notre esprit fixé, concentré sur Jésus-Christ. Voilà l’essence du comment. C’est « avoir les regards sur Jésus. » {Hé 12 : 2} afin que nous puissions gouverner nos pensées et nos sentiments selon l’esprit de la loi, par amour pour Christ et par la puissance du Saint-Esprit.

Mais à présent, j’aimerais que nous concentrions sur ce qui définit notre coopération, d’accord ? De quoi s’agit-il ? De garder notre cœur plus que toute autre chose. Cette phrase est tirée de Proverbes 4 : 23. Proverbes 4 : 23 : « Garde ton cœur plus que toute autre chose. » Alors ici, la traduction est moins forte que ce que le texte hébreu exprime. Le verbe hébreu que l’on traduit par « garde » est conjugué à la forme la plus emphatique de l’impératif que l’on trouve dans la langue hébraïque. En hébreu, nous avons littéralement : « Garde, garde, » ou « Garde en gardant le plus possible. » C’est la traduction littérale de cet impératif en Hébreu. Donc « garde ton cœur plus que toute autre chose » est la traduction française la plus proche de l’originale que le traducteur ait pu trouver. Mais l’Hébreu est très important : « Garde, garde. » En d’autres termes, « monte une double garde » devant ce qui se passe dans ton esprit.

Pourquoi ? Parce que même si cela est difficile à faire, il est dangereux de ne pas le faire. Amen ? {Amen}

Montez une double garde pour protéger ce qui se passe dans votre esprit, car bien que ce soit difficile à faire, il est extrêmement dangereux de ne pas le faire. « Garde en gardant le plus possible ce qui se passe dans ton esprit. »Voilà l’essence de notre coopération. Par la puissance du Saint-Esprit et par amour pour Christ, nous devons gouverner ce qui se passe dans notre esprit. Alors, malgré le commandement explicite que nous avons ici dans l’Ancien Testament (et il y en a bien d’autres), malgré tous les commandements explicites que nous trouvons dans le Nouveau Testament… et celui qui me vient à l’esprit se trouve dans 2 Corinthiens 10 : 5, que nous étudierons un peu plus tard lors de cette étude. Dans ce verset, Paul nous dit que nous devons amener quoi ? « Toute pensée captive à l’obéissance de Christ. » Wow ! Dans quelle mesure devons-nous gouverner ce qui se passe dans notre esprit ? Nous devons amener quoi ? « Toute pensée captive à l’obéissance de Christ. » Malgré ces commandements explicites, cela me surprend de voir que tant de chrétiens ne parviennent pas à reconnaître la responsabilité, le devoir qu’ils ont à ce niveau. Tant n’ont aucune idée du fait qu’ils sont responsables de la gouvernance de leur esprit devant Dieu.

Alors, je ne pense pas qu’il y ait des chrétiens qui, en tant que chrétiens, ne réalisent pas qu’ils ont la responsabilité de gouverner leur comportement. Nous le savons tous, d’accord ? En tant que chrétiens, nous savons tous qu’il y a certaines choses que nous ne devons plus faire. Et il y a d’autres choses que nous devons faire. Mais, mes chers amis, beaucoup, beaucoup de chrétiens ne reconnaissent pas que, le plus important pour un chrétien, c’est d’apprendre à gouverner son esprit. Amen ? Pourquoi ? Parce que l’homme « est comme les pensées de son cœur. » {Pr 23 : 7} Ce qui fait de nous des chrétiens, ce n’est pas tant la façon dont nous parlons ou dont nous agissons ; c’est la façon dont nous faisons quoi ? Dont nous pensons et ressentons les choses. C’est ce qui se passe là-haut, entre nos deux oreilles qui fait de vous, qui fait de moi, ce que nous sommes vraiment. Par conséquent, si nous voulons être des chrétiens, nous devons l’être dans l’intimité de notre esprit, là où seul Dieu et vous savez ce que se passe. Est-ce que nous sommes d’accord sur ce point ? Mais peu de personnes s’en rendent compte, peu de personnes s’en rendent compte, et je ne dis pas cela de ma propre autorité.

Ecoutez cette déclaration remarquable ; Conseils au Educateurs, aux Parents et aux Etudiants, page 441 : « Peu de gens réalisent qu’il est nécessaire de contrôler ses pensées et son imagination. » Peu de gens. Continuons : « Il est difficile de garder l’esprit fixé sur des sujets bénéfiques. Mais si les pensées ne sont pas correctement dirigées, la religion ne peut s’épanouir dans l’âme. Il faut que l’esprit se préoccupe de choses sacrées et éternelles, sinon il chérira des pensées vaines et superficielles. Tant l’intellect que les forces morales doivent être disciplinés et [les deux seront renforcés et] améliorés par des exercices. » Oh, que cette dernière phrase vous encourage. Les deux seront quoi ? Renforcés et améliorés par des exercices. Que Dieu nous vienne en aide, mes chers amis, car beaucoup parmi nous ont des muscles très faibles quand il s’agit de contrôler pensées et sentiments. Est-ce que vous voulez bien l’admettre avec moi ? Nous n’avons exercé aucun effort pour gouverner nos pensées et nos sentiments. Nous avons simplement essayé de les recouvrir et de les empêcher de s’exprimer de façon visible. Mais elles battent le plein dans l’intimité de notre esprit. Mais, mes chers amis, si nous parvenons seulement à les empêcher de s’exprimer de façon visible, nous sommes, en réalité, des sépulcres blanchis. {Ma 23 : 27} Amen ? {Amen} Sachez-le, s’il vous plaît. C’est ce que nous sommes. Et c’est tout ce que le monde fait : beaucoup essayent simplement de mettre un couvercle sur un comportement inapproprié, afin de ne pas entacher leur réputation, de ne pas être jetés en prison ou je ne sais quoi.

Ce n’est pas le chrétien qui doit mener cette bataille. Le chrétien doit se battre pour le contrôle de son esprit, et pas seulement pour le contrôle de son comportement. Est-ce que vous suivez ? Et au fait, quand, par amour pour Christ et par la puissance du Saint-Esprit, nous apprenons à gouverner notre esprit, alors, nous contrôlerons automatiquement notre comportement. Amen ? {Amen} Oui, c’est ce qu’il y a de beau dans tout cela. Quand nous apprenons à gouverner notre esprit, notre comportement devient pour la première fois une authentique expression d’amour, et non une simple façade, un faux-semblant. Aller à l’Eglise n’est plus un faux-semblant, nous faisons réellement partie du corps de Christ, et nous révélons l’amour de Christ de façon authentique. Mais, mes amis, pour gouverner l’esprit, il nous faut être diligents.

 

Pourquoi est-ce si difficile ? Eh bien, regardons la référence qui suit sur cette même page ; Conseil aux Parents, page 441 : « Afin de bien comprendre cette question, n’oublions pas que le cœur est naturellement »quoi ? « …dépravé. » Pause vous souvenez-vous de notre étude sur la chute et ses conséquences sur la nature humaine ? Nous avons souligné le fait que l’inspiration nous dit que l’égoïsme constitue la racine de la dépravation. {CE 27.2} Qu’y a-t-il à la racine de la dépravation ? L’égoïsme.  Donc quand l’égoïsme a pris la place de l’amour{VJ 25 : 1}, lors de la chute, la nature humaine est devenue naturellement quoi ? Dépravée. Et elle est à présent naturellement gouvernée par quelle loi ? La loi de l’égoïsme. C’est pour cette raison qu’elle est inimitié avec Dieu, et qu’elle ne peut se soumettre à la loi de Dieu. {Ro 8 : 7} Parce que Dieu est amour, et sa loi est amour. Mais nous sommes naturellement égoïstes, et la loi qui nous gouverne est l’égoïsme. Est-ce que vous suivez ? Et, mes chers amis, nous ne pouvons ne serait-ce que commencer à gouverner notre cœur tant que nous n’en avons pas reçu un nouveau.

C’est pour cette raison que la dernière étude d’aujourd’hui s’intitule : « Crée en moi un cœur pur. » {L20}C’est pour cette raison qu’il faut que vous restiez pour toutes les études d’aujourd’hui. S’il vous plaît, ne manquez pas celle-ci en particulier. Même quand nous recevons un cœur nouveau, nous avons en nous ces vieilles tendances dont nous avons hérité et contre lesquelles nous devons lutter quotidiennement afin de les surmonter. Et c’est précisément à cause de ces vieilles habitudes qu’il n’est pas aisé de gouverner notre esprit.

Revenons-en à notre déclaration : « Afin de bien comprendre cette question, n’oublions pas que le cœur est naturellement dépravé et que nous sommes par nous-mêmes incapables de suivre le droit chemin. Ce n’est que par la grâce de Dieu, associée à des efforts sincères de notre part, que nous serons victorieux. » Pouvons-nous être victorieux ? Amen, amen, mes frères et sœurs. Nous pouvons surmonter chaque tendance acquise ou héritée. Et nous pouvons apprendre à constamment gouverner nos pensées en harmonie avec l’esprit de la loi. J’insiste là-dessus ; la grâce de Dieu suffit. Mais quelle est l’association qui nous rend victorieux ? Quelle est-elle ? « Ce n’est que par la grâce de Dieu associée à » quoi ? « …des efforts sincères de notre part, que nous serons victorieux. » Quelle association nous rend victorieux ? La grâce de Dieu associée à quoi ? A des efforts sincères de notre part. Garde ton cœur plus que quoi ? Que toute autre chose.

Que Dieu nous vienne en aide ; certains parmi, surtout ceux qui n’étaient pas présents lors des études précédentes, se sentent peut-être mal-à-l’aise en ce moment et se disent peut-être : oh-oh, cela ressemble à du légalisme… des efforts de notre part… des efforts de notre part. Oh, mes chers amis, c’est pour cette raison que j’aurais aimé que vous soyez présents tout au long de la semaine. Des efforts de notre part ne sont pas forcément synonymes de légalisme. Amen ? {Amen} Qu’est ce qui fait que nos efforts s’apparentent ou non au légalisme ? C’est l’intention qu’il y a derrière. Si je fais des efforts afin que Dieu m’accepte, alors il s’agit de quoi ? De légalisme, tout à fait. Mais, mes chers amis, quand nous venons au pied de la croix, que nous reconnaissons que Jésus Christ, payant un prix infini, s’est donné lui-même pour que nous soyons acceptés, et que quand nous l’acceptons par la foi, nous sommes acceptés dans le Fils bien-aimé {Ma 3 : 17} ; quand nous réagissons à cela avec reconnaissance, gratitude et amour, voulant faire de notre mieux pour lui, quand nous sommes prêts à remonter nos manches et à œuvrer pour lui, désireux de lui plaire parce que nous l’aimons et que nous voulons lui montrer à quel point nous sommes reconnaissants pour ce qu’il a fait pour nous… Est-ce qu’il s’agit de légalisme ? Non, mille fois non. Il s’agit d’une foi qui est agissante par la charité, par l’amour {Ga 5 : 6} et qui purifie le cœur. {Ac 15 : 8, 9} Amen ? {Amen} C’est l’intention qu’il y a derrière l’effort qui détermine s’il s’agit ou non de légalisme.

.           Et nos efforts persévérants n’ont pas pour but que nous soyons acceptés, oh que non. Nous nous efforçons avec diligence parce que nous avons déjà été acceptés. Amen ? Et nous voulons représenter Jésus-Christ de façon correcte, afin que les autres puissent eux aussi parvenir à la connaissance de sa grâce salutaire. Nous voulons être prêts, être moralement prêts à vivre avec lui pour toujours. Nous l’entendons dire : sans la sanctification, « personne ne verra le Seigneur. » {Hé 12 : 14} Nous disons donc : « Seigneur, rend-moi saint ; je veux être comme toi. Tu es saint ; je t’aime et je veux être comme toi. Je suis prêt à travailler dur, à coopérer avec toi, afin que je devienne comme toi. » Cela n’a rien à voir avec du légalisme. Est-ce que vous suivez ? Amen ? {Amen} Il s’agit d’une foi qui est agissante par l’amour et qui purifie le cœur. Voilà de quoi il s’agit. Bien ; revenons-en à notre étude.

Pourquoi avons-nous le devoir de garder notre cœur plus que toute autre chose ? Pourquoi avons-nous le devoir d’exercer un contrôle sur nos pensées et notre imagination ? C’est afin d’en arriver à un point où, par amour pour Christ, nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ. Pourquoi avons-nous ce devoir ? J’insiste parce que peu réalisent que nous avons ce devoir ; il est donc important et utile que nous y réfléchissions. Est-que cela vous semble logique ? Je ne peux pas me permettre de supposer que vous tous ici présents réalisez pourquoi nous avons le devoir de gouverner nos pensées et nos sentiments. Donc je veux réfléchir avec vous à quatre raisons, d’accord ? …peut-être cinq, qui expliquent pourquoi il est impératif, obligatoire, pourquoi nous nous devons d’apprendre à gouverner notre esprit.

Première raison ; comme le dit le verset, dans Proverbes 4 : 23 : « Garde ton cœur plus que toute autre chose, car » quoi ? « …de lui viennent les sources de la vie. » « …de lui viennent » quoi ? « …les sources de la vie. » Comprenez, s’il vous plaît ce que le sage nous dit ici. Il nous dit que le cœur est la source d’où coulent tous les mots et toutes les actions. L’ensemble de notre comportement vient d’où ? Du cœur. Comme le disent les Ecritures, « c’est de l’abondance du cœur que la bouche » fait quoi ? « …parle. » {Ma 12 : 34}, par exemple. Et c’est de l’abondance du cœur que le corps agit. C’est pour cette raison, mes chers amis, qu’il est si crucial pour nous d’apprendre à garder notre cœur. Parce que si ce qui en découle à travers notre comportement doit être réellement pur et semblable à Christ, alors ce qui se passe dans la source doit aussi être réellement pur et semblable à Christ. Amen ? {Amen} C’est l’état de la source qui détermine directement ce qui en découle.

Permettez-moi d’illustrer cela. Dans le Montana, où nous vivons, il y a une source tout près de notre maison, et l’eau qui en coule est bien meilleure que celle-ci. Cette eau est vraiment, vraiment excellente. Elle est pure, fraiche, et si rafraîchissante. En fait, ma femme ne peut s’en passer. Je peux boire l’eau qui provient de notre puits, mais elle, il lui faut de l’eau de cette source. Et à chaque fois que nous passons devant en voiture, en rentrant à la maison, elle transporte toujours ces grosses bouteilles vides que nous devons nous arrêter pour remplir. Et ensuite nous les rapportons à la voiture et avec la condensation, elles se couvrent de gouttes qui dégoulinent. On a soif rien qu’en les regardant. Et quand on la boit, elle est si douce, si bonne, si pure. Elle est vraiment merveilleuse.

Alors, un jour que nous rentrions à la maison en voiture, nous avons vu un grand panneau stop rouge que quelqu’un avait placé juste à côté de la source. Nous avons donc freiné pour nous arrêter sur le bord de la route, et il y avait une note accrochée sous ce panneau rouge. Elle disait : « Attention, après analyse, il s’avère que cette eau contient la bactérie E. coli ; ne pas boire. » Ma pauvre femme était presqu’en larmes. C’était son eau. Heureusement, il y avait une autre source, un peu plus proche de la maison, et nous nous y sommes rabattus. Nous avons posé des questions par-ci par-là, sans apprendre les causes exactes de ce changement, mais la rumeur courait que la personne qui possédait la propriété qui se trouvait en aval de la source avait installé une fosse septique qui avait fini par affecter l’eau. Mes chers amis, il s’agit d’une parabole.

Qu’est-ce qui détermine ce qui coule d’une source ? C’est ce qui se passe à l’intérieur. Mais écoutez bien. L’eau qui coulait de cette source était en apparence pure et potable. Qu’est-ce que cela nous apprend ? Est-il possible de jouer un rôle à la perfection, d’avoir un comportement qui semble bon tout en étant contaminé par la bactérie de l’égoïsme ? Amen ? {Amen} Est-ce que vous comprenez ce que j’essaye d’illustrer ? Mes chers amis, quand on blanchit quelque chose, on peut arriver à lui donner une belle apparence. En effet, Jésus a dit que les sépulcres blanchis paraissentquoi ? …beaux au dehors. {Ma 23 : 27} Mais je vous assure que cette chaux qui sert à les blanchir est contaminée par la bactérie de l’égoïsme et elle continue à l’être tant qu’un changement radical et surnaturel n’a pas eu lieu au niveau de la source, c’est-à-dire, du cœur. Amen ? {Amen} Il est si crucial que nous gouvernions ce qui se passe dans notre cœur si nous voulons que ce qui en découle soit réellement pure et semblable à Christ. C’est un point que nous devons clairement établir.

Oh, mes chers amis, Le Foyer Chrétien, page 394 : « Les pensées impures conduisent » à quoi ? « …aux actions impures. » Mais il faut préciser que parfois, les actions impures ne sont, en apparence, pas impures. Il se peut qu’elles ressemblent à de l’obéissance, mais elles ont été souillées par une intention ; laquelle ? L’égoïsme. Est-ce que vous suivez ? Et à l’inverse, Bible Commentary, volume 2, page 997 : « Un cœur pur conduira » à quoi ? « …à une vie pure. » Voulez-vous avoir une vie pure ? Alors s’il vous plaît, reconnaissez que par la grâce de Dieu, associée avec des efforts diligents et persévérants de votre part, vous devez avoir un cœur pur, amen ? « Un cœur pur conduira à une vie pure. »

J’aime illustrer la même vérité, le même concept de base, mais d’une façon différente. Voyez-vous l’esprit est un jardin. L’esprit est quoi ? Un jardin. Et le fruit de ce jardin, c’est notre caractère. Gardez cela à l’esprit et reconnaissez ceci : quand vous semez une pensée, vous récoltez une action. Quand vous semez une action, vous récoltez une habitude. Quand vous semez une habitude, vous récoltez un caractère. Et en semant un caractère, vous récoltez un avenir. S’il vous plaît, notez bien que nos actions, nos habitudes, notre caractère et oui, même notre avenir prennent tous naissance dans un graine fondamentale. De quoi est faite cette graine ? De nos pensées… Nos pensées. Mes frères et sœurs, je suis ici pour vous avertir devant Dieu : « ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. » {Ga 6 : 7} Amen ? {Amen} Ne vous faîtes pas d’illusions à ce sujet. Ce que vous semez dans l’intimité du jardin qu’est votre esprit détermine votre caractère, qui à son tour détermine votre avenir. Et nous ne pourrons blâmer personne d’autre que nous-même au sujet de notre vie éternelle.

Ecoutez ce que l’inspiration dit à ce sujet. Education, pages 121 et 122 : « La moisson de notre vie, c’est notre caractère, qui décide de notre avenir, tant pour cette vie que pour la vie future. La moisson [est une] reproduction de la semence qui a été jetée en terre. Chaque semence porte du fruit selon son espèce. {Ge 1 : 11} Il en est de même des traits de caractères que nous cultivons. L’égoïsme, l’amour de soi, la vanité, la recherche des plaisirs n’engendrent qu’eux-mêmes et n’entraînent que misère et ruine. ‘Celui qui sème pour sa chair, moissonnera de la chair la corruption ; » mais louez soit Dieu, il y a une alternative. « …mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit » quoi ? « …la vie éternelle.’ Galates 6 : 8. L’amour, la solidarité, la bonté produisent des fruits bénis, une moisson immortelle. » Oh, mes frères et sœurs, s’il vous plaît, faites attention à ce que vous semez dans l’intimité du jardin qu’est votre esprit, dans le domaine de vos pensées, car c’est vous qui déterminez votre moisson, votre avenir, votre caractère.

La deuxième raison pour laquelle nous devons garder notre cœur plus que toute autre chose, pour laquelle nous sommes obligés de faire cela, c’est que ce qui se passe dans le cœur détermine qui nous sommes vraiment. Avez-vous entendu cela ? Pourquoi devons-nous garder notre cœur plus que toute autre chose ? Parce ce qui s’y passe détermine qui nous sommes vraiment. Et cette vérité nous vient du texte que nous avons cité à plusieurs reprises et que je vous invite à reprendre dans ce contexte. Proverbes 23 : 7 : « …il est comme les pensées de son âme. » Mais, vous savez mes chers amis, je trouve que nous avons souvent tendance à faire abstraction de cette vérité basique et fondamentale. Nous avons souvent tendance à nous évaluer à partir de notre comportement plutôt qu’à partir de ce qui se passe entre nos deux oreilles. C’est le cas, n’est-ce pas ? Pourquoi ? J’ai trouvé cette question difficile, mais j’en suis venu à la conclusion que la raison pour laquelle nous avons tendance à nous évaluer à partir de notre comportent est que c’est ainsi que les autres nos évaluent, et ce, dès notre naissance.

Exemple : quand votre mère vous appelle et que vous venez immédiatement, que vous dit-elle ? Que vous êtes un bon garçon ou une bonne fille. Vous avez eu un bon comportement. Ou, si vous ne venez pas quand elle vous appelle, alors vous n’êtes pas sage, pas gentil. Cette évaluation est basée sur quoi ? Votre comportement. Ensuite quand vous grandissez, vous allez à l’école. Si vous lancez des boulettes de papier maché, si vous répondez au professeur, que vous ratez un contrôle, que vous tirez les cheveux de la fille assise devant vous… Je suis en train de vous dévoiler des choses, là, n’est-ce pas ? Alors vous êtes quoi ? Vous êtes un mauvais garçon. Ou si vous avez de bonnes notes, que vous arrivez à l’heure, que vous traitez toujours les autres avec respect, surtout le professeur, alors vous êtes un bon garçon ou une bonne fille. L’évaluation est basée sur votre comportement. Quand vous grandissez un peu, vous trouvez du travail. Si vous êtes ponctuel, que vous faîtes plus que ce qui est attendu de vous. Si vous êtes consciencieux, que vous faîtes du bon travail. Alors vous recevez une augmentation, vous êtes un bon employé. Ou, si vous faites l’inverse, vous êtes renvoyé, n’est-ce pas ? L’évaluation est basée sur quoi ? Sur votre comportement.

Donc avec ces antécédents, que faisons-nous presque toujours lorsque nous nous évaluons ? Nous utilisons le même critère. Nous nous évaluons en nous basant sur quoi ? Notre comportement. Question, mes chers amis : ce critère est-il sûr quand il s’agit d’évaluer l’authenticité de notre expérience chrétienne ? L’est-il ? Non, bien sûr que non. Pourquoi ? A cause de ce phénomène effrayant et répandu appelé hypocrisie, appelé « apparence de la piété… » {2 Ti 3 : 5} Appelé : vivre de façon conforme à la lettre de la loi. Mes chers amis, sachez s’il vous plait que si notre égo est suffisamment motivé, vous et moi pouvons conformer notre comportement à la lettre de la loi de façon admirable et constante, sans même être convertis ! Avez-vous entendu ce que je viens de dire ? Nous pouvons avoir les paroles et même le comportement attendu, et ne pas être convertis. Voilà ce qu’est l’hypocrisie. Beau à l’extérieur, tout semble parfait, tout le monde est impressionné. Il se peut que vous ayez été choisi pour un poste à l’église parce que vous êtes un citoyen droit et à la morale irréprochable, alors que vous n’êtes même pas converti. C’est une imposture, tout est blanchi. Est-ce que vous reconnaissez que c’est une possibilité ?

Prenons Saul de Tarse, par exemple, mes chers amis ; avant sa conversion, que pouvait-il dire de lui-même ? « Irréprochable, à l’égard de la justice de la loi. » {Ph 3 : 6} Wow, vraiment ? Oui, vraiment. En ce qui concerne l’obéissance à la « lettre de la loi, » Saul de Tarse était irréprochable. Il jouait ce rôle à la perfection, mais là était le problème : il faisait semblant. Et croyez-le, nous avons la capacité d’agir de la même façon aujourd’hui. Est-ce que vous entendez ce que suis en train de vous dire ? C’est pour cette raison qu’il est risqué d’évaluer notre expérience chrétienne en nous basant sur notre comportement. Il se peut que vous fassiez tout ce qu’il faut, mais pour les mauvaises raisons.

Et n’est-ce pas là la définition d’être tiède ? Vous vous souvenez ? Être bouillant, c’est faire ce qu’il faut pour les bonnes raisons. Être froid, c’est faire le mal pour les mauvaises raisons. Être tiède, c’est quoi ? Faire de bonnes choses pour les mauvaises raisons… C’est avoir « l’apparence de la piété, mais reni[er] ce qui en fait la force. » {2 Ti 3 : 5} Mais c’est précisément parce que nous avons une apparence de la piété si impressionnante que nous nous faisons des illusions et pensons que nous sommes riches, que nous nous sommes enrichis et que nous n’avons besoin de rien. » Et nous ne savons même pas que nous sommes quoi ? « …malheureux, misérables, pauvres, aveugles et nus. » {Ap 3 : 17} Mes chers amis, s’il vous plaît, ne m’en voulez pas de ce que je vous pousse à vous remettre en question avec cette possibilité. De toute évidence, c’est un problème si prévalent dans l’Eglise de Laodicée, que c’est notre caractéristique principale. Est-ce possible que certains parmi nous ici présents soient ainsi aveuglés ? Est-ce possible ? Comment nous devenons-nous auto-suffisants et aveuglés ? En nous évaluant à partir d’un critère superficiel : notre comportement, qui nous semble être relativement bon. Parce que nous possédons tant de vérités et parce que notre comportement est bien meilleur que celui de la plupart des autres, nous pensons que nous sommes quoi ? Le reste de Dieu, prêt et attendant que Jésus revienne.

Mes chers amis, vous n’êtes peut-être pas ce que vous pensez être… mais vous êtes ce que vous pensez.

« Il est comme les pensées de son cœur. » {Pr 23 : 7} S’il vous plait, acceptez de vous examiner à cœur ouvert ce matin ? Est-ce que vous voulez bien le faire ? Acceptez-vous, avec l’aide du Saint-Esprit, de vous examiner, de regarder à l’intérieur de vous-même ? Alors, cela ne va pas être très agréable ; permettez-moi de vous prévenir, cela ne va pas être très agréable. Quand l’Eternel fait une opération à cœur ouvert, il n’utilise pas toujours d’anesthésiant et parfois, cela fait mal. Mais, mes chers amis, si le Docteur par excellence nous cause de la douleur, c’est pour que nous guérissions. Amen ? {Amen} Permettez-moi de lire une déclaration que je veux que vous preniez personnellement, et laissez-là toucher les profondeurs de votre être.

Elle se trouve dans Vers Jésus, page 89. Ecoutez, je lis : « Il est vrai qu’on peut avoir une conduite extérieurement correcte… » D’accord, pause. De quoi parlons-nous ? Qu’est-ce qu’une conduite extérieurement correcte ? C’est un comportement qui est conforme à la lettre de la loi : moralement respecté, admirable. Voilà ce qu’est une conduite extérieurement correcte. « Il est vrai qu’on peut avoir une conduite extérieurement correcte sans la puissance transformatrice de Jésus-Christ. » Avez-vous entendu cela ? Vous pouvez avoir une vie oh, si admirable, et ne pas même être converti. Et qu’est-ce qui nous motiverait à faire cela ? L’égo, écoutez : « L’amour du prestige et le désir de posséder l’estime de ses semblables peuvent produire une vie réglée. » Vous le savez. « Par respect de soi-même, on peut éviter les apparences du mal. » Vous le savez. « Un cœur égoïste… » Ecoutez-cela, c’est effrayant. Ecoutez bien : « Un cœur égoïste peut faire des actions généreuses. » Whoa ! Comment un cœur égoïste peut-il faire des actions généreuses ? Eh bien, afin que tout le monde l’admire pour avoir fait des actions si généreuses.

Et, mes chers amis, je dirais même que c’est ce qui permet aux associations philanthropiques d’avancer et de survivre. Parce que si vous êtes très riches et que vous voulez que les autres vous respectent, vous avez une association caritative préférée à laquelle vous léguez des dons conséquents, et vous êtes content de les faire pour peu que votre nom soit écrit quelque part et qu’il soit gravé une plaque de bronze ou quelque chose du genre. Est-ce que vous comprenez ? Et ne parlons même pas des réductions d’impôts. Donc cela ne vous coûte rien et vous en tirez beaucoup d’avantages. Mes frères et sœurs, franchement, je suis inquiet, je suis inquiet à propos de ces plaques de bronze sur lesquelles je tombe de temps en temps, même dans nos institutions, et qui disent : « ce don a été fait par untel. » Cela m’inquiète. Qu’est-il arrivé à « que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta main droite » ? {Ma 6 : 3} Est-ce que vous entendez ce que j’invite à considérer avec moi ?

Alors, je ne suis pas en train de suggérer que tous ceux qui ont fait un don ne l’aurait pas fait si on ne leur avait pas promis d’écrire leur nom sur une plaque de bronze, mais je ne peux m’empêcher de m’inquiéter, parce que la plaque de bronze ne peut qu’encourager les mauvaises intentions. C’est pareil quand on nous promet que notre nom apparaîtra dans Review and Herald ou dans quel que soit le magazine adventiste officiel. Cela m’inquiète, mes chers amis. Et très franchement, je m’inquiète aussi à un autre sujet : que se passerait-il si notre dîme et nos offrandes ne nous permettaient plus d’avoir des réductions d’impôts ? Est-ce que vous entendez ? Je vous parle franchement. Mes chers amis, pourquoi donnons-nous avec générosité ? Est-ce réellement par amour pour Dieu, ou y a-t-il des intentions cachées, égoïstes ? « Un cœur égoïste peut faire » quoi ? « …des actions généreuses. » Et d’ailleurs, peu importe combien ces actions semblent généreuses ; si elles sont motivées par l’égoïsme, elles perdent de leur valeur aux yeux de ceux qui en bénéficient. Et elles n’ont pas cette capacité à gagner les cœurs, n’est-ce pas ? Parce que, même si elles semblent bonnes, elles portent la marque de l’égoïsme. Et c’est précisément pour cette raison que les sépulcres blanchis ne sont pas des gagneurs d’âmes efficaces. Est-ce que vous avez entendu ce que je viens de dire ? Peu importe à quel point leur comportement est bon, peu importe combien de bonnes actions ils font pour les autres, si c’est le vieil homme, cette nature égoïste, qui se cache derrière, alors l’égoïsme se ressent, et ces « bonnes actions » n’amènent personne à Christ. Amen ? {Amen}

Et il se peut que nous ayons mis le doigt sur la raison pour laquelle certains de nos projets d’action hors de l’Eglise ne nous aident pas à gagner des âmes autant que nous l’aimerions. Je suis désolé d’avoir à dire de telles choses, mais, mes chers amis, nous devons sonder notre cœur à ce sujet. Amen ? {Amen} « Un cœur généreux peut faire des actions généreuses. » Eh bien, à la lumière de ce que nous venons de lire, voyez-vous à quel point il est raisonnable que nous nous posions la question qui va suivre ?

Revenons-en à notre déclaration, Vers Jésus, page 89 : « Comment alors déterminer de quel côté nous nous trouvons ? » Est-ce que vous pouvez déterminer avec certitude de quel côté vous vous trouvez en vous basant sur votre comportement ? Non, parce qu’il se peut que vous que fassiez tout ce qu’il faut, des choses admirables, généreuses, qui attirent vers vous les regards, pour des raisons égoïstes. Qu’est-ce qui vous permet donc de déterminer de quel côté vous êtes ? Les questions qui suivent répondent à cette question. Et ces questions sont celles que je veux que vous vous posiez pour vous évaluer ; que Dieu nous vienne en aide, cette partie est une opération à cœur ouvert. Quelles sont les questions, les questions de l’évaluation, les vraies questions déterminantes qui nous permettent de nous évaluer ?

Numéro un : « Qui possède notre cœur ? » Quelle est la question ? « Qui possède notre cœur ? » En d’autres termes, qui aimons-nous d’un amour suprême ? Qu’aimons-nous d’un amour suprême ? Comment pouvons-nous le savoir ? Question suivante : « Avec qui sont nos pensées ? » Voyez-vous, ce que nous aimons le plus, c’est, de façon inévitable, ce à quoi nous pensons le plus. Est-ce que vous suivez ? Donc si vous voulez savoir ce que vous aimez le plus, demandez-vous à quoi vous pensez le plus. Et qu’est-ce qui peut vous aider à comprendre ce à quoi vous pensez le plus ?

Question suivante : « De qui aimons-nous à nous entretenir ? » (De qui aimons-nous parler ?) Pourquoi est-ce que cette question peut nous aider ?  « Car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle. » {Ma 12 : 34} Vous voulez savoir ce à quoi vous pensez plus que tout ? C’est inévitablement ce dont vous parlez plus que tout. Amen ? {Amen} Et vous savez de quoi la plupart d’entre nous parle le plus ? Allons… de nous-même. Whoa ! C’est une idole, n’est-ce pas ? Voyez-vous, ce que vous adorez est aussi ce dont vous parlez le plus. « De qui aimons-nous à nous entretenir ? » De qui aimons-nous parler ?

Question suivante : « Qui possède nos plus chaleureuses affections et le meilleur de nos énergies ? Si nous sommes à Jésus, nos pensées sont en lui, ainsi que nos plus douces émotions. Tout ce que nous sommes ou possédons lui est consacré. Nous désirons vivement reproduire son image, nous imprégner de son esprit, faire sa volonté et lui être agréable en toute choses. » Mes chers amis, voilà ce qu’est une expérience chrétienne authentique.

Ma question est : est-ce la vôtre ? Oh, frères et sœurs, si ce n’est pas la vôtre, alors vous devez, vous devez courir à la croix et vous écrier comme l’a fait David : « Ô Dieu ! crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé. » {Ps 51 : 12} Je vous invite à vous lever avec moi pour prier.

Notre Père qui est aux cieux, nous avons étudié la nature de notre coopération, qui est essentielle. Si nous voulons être transformés de gloire en gloire, nous devons obéir, par amour pour Christ, à la loi d’amour que le Saint-Esprit grave sur notre cœur. Mais Père, nous sommes si prompts à tomber dans une obéissance qui n’a d’obéissance que le nom, qui est une contrefaçon, une conformité extérieure à la lettre de la loi. Et cela nous aveugle au point de penser que nous sommes quelque chose que nous ne sommes pas, parce que notre sépulcre blanchi est si joliment orné. Nous avons une apparence de la piété si remarquable que nous pensons que nous sommes riches, que nous nous sommes enrichis, et que nous n’avons besoin de rien. S’il te plaît, Eternel, aide-nous à voir au-delà de tout cela. Aide-nous à être honnête avec nous-même. Oins nos yeux de ton collyre et aide-nous à voir nos intentions. Peut-être qu’elles ne sont pas authentiques, peut-être qu’il s’agit d’égoïsme. Père, si nous découvrons que c’est le cas, aide-nous à savoir que tu as la solution : recevoir un cœur nouveau. Reste avec nous alors que nous continuons à étudier la nature de notre coopération, c’est là notre prière, au nom de Jésus. Amen.

0

Your Cart